Au nom des pères

« Quand le père est absent, se libèrent les forces du désordre. »

Le hasard a voulu que majoritairement ce sont des pères qui sont venus frapper à la porte de notre cabinet confrontés aux bien douloureuses conséquences d’une séparation dont la plus importante étant celle de l’éloignement brutal d’un ou des enfants.  Le papa que nous recevons aujourd’hui vient agrandir notre liste de papas bafoués, traumatisés, rencardés du jour au lendemain au rôle de géniteur et de banquier. Un an et demi qu’il n’a pas vu ses fils. Pourtant la justice est passée, et elle avait prévu un droit de visite et d’hébergement classique. Il devenait le père du week-end sur deux et des vacances. Il s’en serait contenté. La mère en décidait autrement mue par une farouche volonté d’écrasement de sa place, de négation, de destruction absolue.

 

Les enfants sont broyés au passage, ravagés par le tsunami de haine déversé par le sein maternel. Les experts sont unanimes, la mère est malade au sens psychiatrique du terme, et les enfants sont en danger. Le juge des enfants est saisi. Comme à chaque fois, rien ne se passe. Ce père ne peut toujours pas voir ses enfants. Il est perdu ce papa. Il ne comprend pas que la loi ne soit pas appliquée. Il a peur aussi pour ses petits. Il est d’une dignité qui désarme donnant envie d’enfoncer toutes les portes, d’endosser la robe de la révolte et de réveiller cette justice familiale qui regarde muette et jamais n’ose bouger. Ses larmes discrètes à la fin du rendez-vous, son visage qui se tourne par pudeur, ses pas qui se pressent de peur que jaillisse le chagrin caché, nous a noué le cœur.

Encore une fois, ce rapt d’enfants par la mère manipulatrice perverse et le laxisme judiciaire auront fait leurs victimes. Le papa, devenu profondément dépressif, devant apprendre à vivre sans enfant, aspire à disparaître et ses garçons ont gravement hypothéqué leur avenir. Il est grand temps que la justice s’arme efficacement pour mettre fin à la fabrication d’enfants soldats construit dans la haine, l’illusion, le mensonge et le déni. Qu’elle arrête enfin d’être lâche, retranchée derrière son prétendu principe de précaution, incapable de défaire l’emprise du parent dont les enfants sont otages. La psychiatrie a toujours un temps d’avance sur la justice. Ce comportement pervers est identifié depuis longtemps. Il est nommé « Syndrome d’Aliénation Parentale » (SAP). Que ce papa continue à s’accrocher, à se battre, à rêver qu’un jour ils seront rassemblés. Peu à peu, nous changerons les choses, nous bousculerons l’attitude des juges.

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